 sur plusieurs vies...
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Belzy Warumono Directeur Principal


Age : 21 Inscrit le : 29 Mar 2007 Messages : 980
| Sujet: Définitions Sam 19 Juil - 18:50 | |
| Définition du harcelage
La caractéristique essentielle du harcelage sexuel est d'être un comportement non souhaité par le « destinataire » : le harcelage sexuel est imposé à la victime, dans un rapport de force, le plus souvent par un supérieur hiérarchique ; il est donc lié à l'abus d'autorité.
Comme il est rare que les femmes détiennent un pouvoir sur les hommes, ce sont surtout elles les victimes du harcelage sexuel dans le monde du travail, bien que les hommes puissent le subir.
Il convient de noter que le harcelage sexuel peut avoir un effet absolument dévastateur sur la santé et la sécurité de celles et ceux qui en sont les victimes. Etant cause d'absentéisme fréquent ou de départs forcés ou précipités, il a un impact direct sur la rentabilité de l'entreprise. Il a donc, à ce titre, un coût économique certain qui vient s'ajouter à son coût social.
Troisièmement, il faut considérer que l'employeur est responsable des conditions de travail de ses salariés. C'est donc d'abord à lui de résoudre ce problème dans l'entreprise et de prendre les mesures nécessaires pour que soit garanti à chacun le respect de sa dignité et de son intégrité.
il apparaît que les victimes du harcelage sexuel n'osent pas porter plainte par crainte de représailles, par crainte aussi d'incursions injustifiées dans leur vie privée et par crainte, enfin, de la publicité apportée par une procédure judiciaire. Il est donc nécessaire d'assurer l'anonymat à l'enquête pour protéger les victimes ainsi que de proposer le huis-clos des audiences.
Quel que soit le type de harcelage sexuel, on révèle deux composantes essentielles du concept de harcelage sexuel :
Une conduite (non-verbale, verbale ou physique) à connotation sexuelle et/ou sexiste non désirée par autrui : affiches pornographiques, plaisanteries obscènes, attouchements, propositions sexuelle etc...
Un effet harcelant qui se mesure soit en fonction de la conduite du « pervers », soit en fonction des conséquences de cette conduite
d'après: http://membres.lycos.fr/arkdaae/autres/Definition%20du%20harcelage.htm
Definition du viol
Viol : Acte de pénétration sexuelle commis sur autrui par violence, contrainte, menace ou surprise, pénalement répréhensible.
"Tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise, est un viol. Un viol comme tout crime, peut être dénoncé jusqu'à dix ans après la date des faits." (Article 222-223 du Code Pénal)
Les tribunaux retiennent donc aujourd'hui tout acte de pénétration à connotation sexuelle. Nombreuses sont les victimes qui témoignent adultes pour des faits remontant à l'enfance. Environ 60% des déclarations remontent à plus d'un an.
Définition: Agressions sexuelles
Agressions sexuelles : Cette expression recouvre des faits et des circonstances très différentes. L'agression peut avoir lieu avec ou sans contact physique, l'agresseur peut être un membre de la famille, une connaissance en dehors de la famille ou un inconnu. Chaque fois qu'une telle agression est découverte ou signalée, la personne soupçonnée d'en être l'auteur peut être poursuivie en justice et condamnée à une peine si elle est reconnue coupable des faits.
Définition: Agressions
Agression : Attaque brutale. Atteinte à l'intégrité physique et psychologique d'une personne.
Definition du Harcèlement sexuel:
Harcèlement sexuel : Fait d'abuser de l'autorité que confère une fonction pour tenter d'obtenir une faveur sexuelle de la part de quelqu'un par contrainte, ordre ou pression.
Definition des Violences conjugales:
Violences conjugales : C'est l'utilisation abusive d'un rapport de forces et une atteinte volontaire à l'intégrité de l'autre. |
|  | | Belzy Warumono Directeur Principal


Age : 21 Inscrit le : 29 Mar 2007 Messages : 980
| Sujet: Re: Définitions Sam 19 Juil - 19:05 | |
| Définition Pédophilie :
La pédophilie est, selon Le Petit Larousse, "l'attirance sexuelle d'un adulte pour un enfant". Les actes pédophiles sont associés aux agressions sexuelles, atteintes sexuelles et viols sur mineurs de moins de 15 ans.
Ainsi les peines encourues pour agressions sexuelles aggravées, atteintes sexuelles aggravées et viol aggravé sont les mêmes que celles encourues pour un acte pédophile.
D'un point de vue grammatical, ce mot signifie "qui aime les enfants".(pédo=enfant, philie="aime")
Aujourd'hui, la pédophilie caractérise tout acte à tendance sexuelle qu'un adulte impose à un enfant mais peut-on associer ce terme qui veut dire "aimer les enfants" à des actes criminels imposés à ces derniers?
Comment peut-on dire que tous ces bourreaux sont des pédophiles et donc qu'ils aiment les enfants alors qu'ils prennent plaisir à les torturer? C'est pour cela que je pense que le terme "pédocriminalité" est plus approprié!!!!
La face cachée des pédophiles
En une vingtaine d'années, les condamnations pour agressions sexuelles commises sur des mineurs ont pratiquement doublé. Alors que les médias dépeignent le pédophile comme un pervers machiavélique, il semble que la réalité soit différente. Sans vouloir sous-estimer la gravité de leur acte, certains experts parlent aujourd'hui d'une pathologie de la relation humaine.
Les abus sexuels sont des crimes intolérables, inadmissibles et la société punit aujourd'hui leurs auteurs de lourdes peines d'emprisonnement. Mais la prison n'est peut-être pas la solution idéale contre la récidive. En appréhendant mieux le profil de l'agresseur, certains psychiatres font le pari de la prise en charge thérapeutique.
Pas de profil particulier du pédophile
Il est difficile de dresser un profil psychologique type du pédophile. Selon le Dr Roland Coutanceau, leur appartenance sociale et professionnelle n'est absolument pas caractéristique. S'ils sont issus de tous les milieux sociaux et intellectuels, on semble néanmoins les retrouver plus fréquemment dans des professions au contact des enfants : médecins, juristes, instituteurs, éducateurs, etc. Et ils seraient plus souvent célibataires.
Concernant la thèse de l'agresseur agressé (la victime devenant plus tard bourreau), les avis sont partagés. Certains experts récusent cette hypothèse la qualifiant de "série B de la pensée psychiatrique" alors que d'autres évoquent cet élément dans 30 % des cas !
L'attrait pédophilique est basé sur des désirs pour des corps prépubères. Mais la pédophilie connaît les mêmes variations que l'hétérosexualité. Cet attrait peut ainsi être exclusif, préférentiel ou secondaire, hétérosexuel, homosexuel ou bisexuel. Enfin, le fantasme pédophile ne suppose pas automatiquement un passage à l'acte. Ainsi, on ne peut pas actuellement évaluer le nombre d'abstinents qui se "limitent" à regarder des films ou des photos tout en vivant mal leur attrait sexuel pour les enfants. Mais selon le Dr Coutanceau, la médiatisation des faits de pédophilie a permis à certains d'entre eux de frapper à la porte d'un professionnel qui pourra les aider : un psychothérapeute ou un sexothérapeute.
Le pédophile prédateur n'est pas la règle
Mais la médiatisation a également ses effets pernicieux. Ainsi, l'écho des agressions sexuelles d'enfants les plus effrayantes a tendance à ne proposer qu'une version du pédophile : le pervers inhumain, sadique et violent. Mais l'acte, aussi odieux soit-il, ne suppose pas que tous les pédophiles possèdent un fonctionnement psychique pervers. L'expérience clinique de nombreux spécialistes contredit aisément cette vision.
Le pédophile prédateur n'est pas la règle
Mais la médiatisation a également ses effets pernicieux. Ainsi, l'écho des agressions sexuelles d'enfants les plus effrayantes a tendance à ne proposer qu'une version du pédophile : le pervers inhumain, sadique et violent. Mais l'acte, aussi odieux soit-il, ne suppose pas que tous les pédophiles possèdent un fonctionnement psychique pervers. L'expérience clinique de nombreux spécialistes contredit aisément cette vision.
La face cachée des pédophiles (suite)
Basés sur l'étude de 300 cas condamnés pour des délits allant des plus légers aux plus graves, les travaux publiés en 1998 par Martorell et Coutanceau montrent qu'une infime minorité de sujets est sadique. Chez eux, se combinent perversité et sexualité, ils seraient plus "prédateurs" ou "pédoclastes" que pédophiles à proprement parler. Un second petit groupe est constitué par des violeurs ou assassins, pour la plupart psychotiques ou déficients mentaux. Enfin l'écrasante majorité (80 %) sont de "tripoteurs" en quête d'attouchements, qui ne pratiquent que rarement le coït. Pour aborder les enfants, ces derniers usent exclusivement de la séduction.
Peut-on prévenir le passage à l'acte et la récidive ?
La très grande majorité des personnes ayant des fantasmes sur des enfants n'en parlent jamais. Pourtant, l'humanisation et la reconnaissance de la sexualité passe par cette parole. Les fantasmes pédophiles sont beaucoup plus fréquents que les passages à l'acte qui font office le plus souvent de compensation à des situations de crise au sein du couple, de déprime, etc. Le Dr Coutanceau résume ainsi : "Beaucoup d'agressions sexuelles sur mineurs ne sont pas faites par des pédophiles exclusifs mais par des personnes qui ont une sexualité mal épanouie. Ces gens immatures et égocentriques peuvent exceptionnellement déraper et se livrer à une agression. De plus, nombreuses sont les personnes pédophiles, attirées par les corps d'enfants pré-pubères, qui ne passent jamais à l'acte grâce à une charpente morale, éthique et une éducation familiale. Le problème n'est pas d'avoir des fantasmes, c'est de s'abandonner à les vivre en ne tenant aucun compte de l'autre".
Néanmoins parmi les pédophiles, le pourcentage de récidive est plus important que pour les autres crimes sexuels, on l'estime entre 10 et 30 %. Après avoir adopté des peines de prison parmi les plus lourdes au monde, la France a instauré en 1998 une injonction de soins pour les agresseurs sexuels à leur sortie. Ces soins "sous contrainte" peuvent ainsi se poursuivre pendant 10 ans pour les délits et 20 ans pour les crimes, sous peine de repasser par la case prison. Le traitement vise principalement à permettre à ces personnes de mieux vivre avec leurs fantasmes en favorisant une activité autoérotique (masturbation) ou en parvenant à orienter l'objet de leur désir vers des personnes adultes.
Mais la pénurie de psychiatres et de centres spécialisés de prise en charge retarde encore l'application de ces lois. Par ailleurs, même si les experts estiment que les résultats de ces thérapies sont bons, on ne dispose pas d'évaluations statistiques ni de suffisamment de recul pour le confirmer.
David Bême |
|  | | Belzy Warumono Directeur Principal


Age : 21 Inscrit le : 29 Mar 2007 Messages : 980
| Sujet: Re: Définitions Sam 19 Juil - 19:12 | |
| definition de MST ou IST
MST: maladie sexuellement transmissible IST: Infections sexuellement transmissibles
A la fin des années 80, la peur du Sida avait favorisé l'utilisation des préservatifs et entraîné une baisse des infections sexuellement transmissibles (IST). Aujourd'hui, on constate un relâchement de la prévention. Pour ne pas baisser la garde, Doctissimo revient sur les symptômes, les complications, les traitements et les moyens de prévention.
Eviter les complications
Variés, les symptômes des maladies sexuellement transmissibles sont néanmoins évocateurs. Certains signes doivent alerter et conduire à consulter rapidement. Pour éviter les complications, le diagnostic précoce des infections sexuellement transmissibles est essentiel.
Les MST oubliées tentent un come-back inquiétant
Avec l’arrivée des trithérapies, la peur du sida ne semble plus marquer les esprits autant qu’au début des années 1990. La recrudescence des cas de gonococcie et de syphilis observée par les réseaux de surveillance épidémiologique, semble traduire une augmentation des comportements à risque très inquiétante pour l’avenir.
Il y a deux ans, l’Institut de veille sanitaire s’alarmait devant la recrudescence des cas de gonococcies en France. Cette hausse, également observée dans d’autres pays, comme l’Angleterre ou les Etats-Unis, survient après plusieurs années de baisse continue des maladies sexuellement transmissibles. Elle semble directement liée à un relâchement des comportements de prévention, qui avaient été très largement adoptés pour la prévention du sida. Deux publications récentes viennent confirmer cette évolution.
gonococcies: voir plus loin
Blennoragie ou Gonococcie
[?] Qu'est-ce que c'est ?
La gonococcie est une maladie sexuellement transmissible (sauf dans le cas d'atteinte oculaire) et cosmopolite. Elle est aussi appelée blennorragie, bléno ou "chaude pisse".
[?] Causes et facteurs de risque
Il s'agit d'une infection due à une bactérie (gonocoque ou Neisseria gonorrhoeae) gram négatif (la coloration de gram est une coloration très utilisée en bactériologie permettant une classification des bactéries et leur identification).
Il s'agit d'une des plus fréquentes maladies infectieuses avec plus de 200 millions de cas annuels dans le monde (500 000 cas en France par an). Elle touche surtout les populations défavorisées.
[?] Les signes de la maladie
L'infection gonococcique peut revêtir différents aspects :
Chez l'homme : après une incubation courte de 4 à 5 jours, elle se manifeste dans la majorité des cas sous la forme d'une inflammation de l'urètre causant des brûlures intenses à la miction ("chaude-pisse") et d'un écoulement purulent jaunâtre. Rarement, la maladie reste asymptomatique (sans aucun signe).
Chez la femme : l'infection est au contraire le plus souvent asymptomatique, favorisant ainsi la transmission de la maladie. Lorsqu'elle existe, la symptomatologie est pauvre : inflammation du col utérin, inflammation de la vulve et du vagin avec pertes jaunâtres, discrète inflammation de l'urètre.
Formes cliniques en dehors des organes génitaux : les formes touchant l'anus ou la gorge (en fonction des pratiques sexuelles essentiellement) doivent être recherchées de façon systématique. Leur diagnostic est souvent difficile.
La conjonctivite chez l'adulte est rarissime ; elle s'observe le plus souvent chez le nouveau-né et doit être systématiquement prévenue par l'instillation d'un collyre antibiotique ou au nitrate d'argent à la naissance.
[?] La consultation
Le médecin pratiquera des prélèvements au niveau des différents sites probables de l'infection (voir plus loin).
Il devra rechercher par l'interrogatoire et l'examen clinique des éléments en faveur d'une autre maladie sexuellement transmissible (infection à VIH, hépatite B) chez le patient et son entourage.
[?] Examens et analyses complémentaires
Le diagnostic de l'infection repose sur la mise en évidence du germe au laboratoire.
Chez l'homme, les prélèvements devront intéresser l'urètre (grattage par introduction d'un écouvillon dans l'urètre).
Chez la femme, après introduction d'un spéculum, le médecin effectuera des prélèvement au niveau du col utérin.
Dans les 2 sexes, les prélèvements anaux et pharyngés seront systématiquement réalisés.
Au laboratoire, le germe sera mis en évidence par examen au microscope et culture sur milieux permettant la croissance du germe.
Toute gonococcie avec de la fièvre justifie la pratique d'hémocultures (prélèvement sanguin traditionnel mis en culture dans un milieu permettant la croissance des bactéries)
[?] Evolution de la maladie
Dans les formes habituelles : l'infection évolue favorablement en quelques jours sous traitement antibiotique adapté. Des complications peuvent apparaître en cas d'infection mal traitée ou de formes asymptomatiques chez la femme.
Complications chez l'homme : l'infection peut se compliquer d'une infection de la prostate, d'une orchi-épididymite (infection des testicules avec risque de stérilité). Si l'infection persiste plusieurs mois, des rétrécissements de l'urètre peuvent survenir.
Complications chez la femme : l'infection peut s'étendre au haut appareil génital sous la forme d'une endométrite (infection de la muqueuse utérine), d'une salpingite (infection des trompes utérines et risque de stérilité et de grossesse extra-utérine) ou d'une pelvi-péritonite (infection des enveloppes entourant les organes abdominaux). Ces complications font toute la gravité de l'infection gonococcique chez la femme.
Dans les 2 sexes, une gonococcémie (diffusion du germe dans le sang avec infection généralisée) associe fièvre, signes cutanés et atteinte articulaire (arthrite).
[?] Ne pas confondre avec...
Infection à Chlamydia trachomatis : il s'agit également d'une maladie sexuellement transmissible bactérienne, très fréquente. La symptomatologie et les examens de laboratoire permettent de la différencier de l'infection gonococcique mais ces deux infections peuvent être associées.
[?] Traitement
En cas d'urétrite ou de cervicite non compliquée : un traitement antibiotique "minute" permet d'interrompre rapidement la contagiosité. Spectinomycine (1 seule injection intramusculaire) ou Ceftriaxone (1 seule injection intramusculaire), ainsi que les quinolones (rosoxacine, norfloxacine, ciprofloxacine ou ofloxacine) sont les molécules les plus fréquemment utilisées.
Une autre infection, due à un germe du genre Chlamydia, peut être associée à la blennorragie dans moins de la moitié des cas. Dans ce cas, un autre traitement doit être mis en place avec des antibiotiques de la classe des macrolides ou des tétracyclines.
En cas d'atteinte pharyngée (gorge) ou anale : le médecin prescrira les mêmes médicaments pendant 5 jours.
En cas de diffusion sanguine, une hospitalisation avec traitement par perfusion est nécessaire.
Il est absolument indispensable de dépister d'autres maladies sexuellement transmissibles chez le patient et chez son ou ses partenaires sexuels, afin de pouvoir les traiter.
Enfin, l'éducation du patient et de son entourage est primordiale: rapports sexuels protégés par un préservatif, ne pas se frotter les yeux après avoir touché les parties génitales infectées, vaccination contre l'hépatite B. |
|  | | Belzy Warumono Directeur Principal


Age : 21 Inscrit le : 29 Mar 2007 Messages : 980
| Sujet: Re: Définitions Sam 19 Juil - 19:13 | |
| Le retour de la syphilis Un prérapport3 donne des chiffres particulièrement préoccupants concernant la syphilis. Cette maladie avait pratiquement disparu de nombreux pays industrialisés. Le 23 novembre 2000, le médecin responsable du centre de dépistage de l’Hôpital Tarnier (Paris) alerte l’Institut de Veille Sanitaire, en raison d’un nombre très inhabituel de cas de syphilis précoces diagnostiqués en six semaines. Aucun cas n’avait été observé au cours des deux années précédentes.
Une enquête est alors menée dans cinq centres de dépistage parisiens. Entre 1998 et 2000, le nombre de cas de syphilis est passé de 4 à 25. Sur ces 25 cas, les trois quarts concernaient des hommes homosexuels. La moitié était infectés par le VIH. La plupart connaissaient leur séropositivité, ce qui indique qu’ils avaient des rapports non protégés, bien que se sachant infectés.
Syphilis
[?] Qu'est-ce que c'est ?
La syphilis est une infection bactérienne responsable de lésions de la peau et des muqueuses pouvant toucher de nombreux organes. La fréquence de la maladie reste importante dans les pays développés (plusieurs milliers de nouveaux cas chaque année en France).
La transmission de l’infection est strictement inter-humaine et se fait par voie sexuelle (possibilité rare de transmission par voie sanguine ou au cours de la grossesse).
[?] Causes et facteurs de risque
Le germe responsable de la syphilis est une bactérie (Treponema pallidum) faisant partie de la famille des spirochètes.
Maladie sexuellement transmissible (MST), la syphilis touche tout particulièrement les sujets ne se protégeant pas lors des rapports sexuels.
[?] Les signes de la maladie
La maladie évolue en phases successives.
1- La syphilis primaire :
L’incubation silencieuse (entre la contamination et les premiers symptômes) est en moyenne de 3 semaines, mais peut se prolonger jusqu’à 3 mois.
La première phase se caractérise par l’apparition d’un chancre : lésion rosée, indolore, non inflammatoire, propre, bien limitée devenant dure, laissant sortir un liquide clair. Il est localisé au niveau des organes génitaux (gland, peau des testicules, grandes lèvres, clitoris, paroi du vagin, col utérin). Il peut être également extra-génital (lèvres, langue, amygdale, anus) et peut donc passer inaperçu. Des ganglions durs et indolores sont perçus dans la zone du chancre.
2- La syphilis secondaire :
Elle survient entre 1 mois et 1 an après le rapport sexuel contaminant.
La bactérie est responsable de manifestations variées en particulier cutanées (nombreuses lésions dont certaines sont contagieuses) et muqueuses (bouche, langue, vulve, gland, anus). Ces signes cutanés et muqueux sont associés à de nombreux ganglions palpables indolores, une fatigue, une température corporelle légèrement augmentée, des maux de tête. Méningite, hépatite, atteintes rénales et articulaires sont possibles.
3- La syphilis tertiaire :
Elle survient en l’absence de traitement, après quelques mois ou années silencieuses.
Elle est caractérisée par des atteintes neurologiques (on parle de neuro-syphilis), cardiaques, hépatiques, digestives, rénales, laryngées, oculaires, troubles psychiatriques. Pendant cette phase de la maladie (encore observée en France), le patient n’est plus contagieux.
La syphilis latente se définit comme l’infection par la bactérie sans manifestation clinique mais les réactions sérologiques sanguines sont retrouvées positives. On distingue la syphilis latente précoce (pendant la première année suivant la contamination) et la syphilis latente tardive (après la première année).
[?] La consultation
La syphilis étant une maladie sexuellement transmissible, le médecin doit rechercher par l’interrogatoire et l’examen clinique des éléments en faveur d’une autre MST (infection à VIH, hépatite B…).
Au stade de syphilis primaire : le médecin s’attache à rechercher des localisations atypiques (extra-génitales) du chancre. Celui-ci peut passer inaperçu et la syphilis ne sera donc pas traitée pouvant évoluer vers sa phase secondaire.
Au stade de syphilis secondaire, le médecin examinera et décrira les lésions cutanées et muqueuses (pouvant siéger sur la langue, les plis, la muqueuse anale ou rectale).
[?] Examens et analyses complémentaires
Le diagnostic de syphilis, orienté par les données de l’interrogatoire et de l‘examen clinique, est confirmé par les examens effectués au laboratoire de biologie.
Au stade de syphilis primaire :
L’ultramicroscope à fond noir (microscope particulier pour la détection de cette bactérie) met en évidence le tréponème sur les prélèvements (sérosité au niveau du chancre) qui doivent être effectués avant l’administration d’antibiotiques. C’est le seul examen permettant de faire un diagnostic précoce à ce stade, les réactions sérologiques devenant positives 15 jours après l’apparition du chancre.
Au stade de syphilis secondaire :
L’examen à l’ultramicroscope à fond noir met en évidence la bactérie au niveau de certaines lésions cutanées (plaques érosives).
Les réactions sérologiques visant à mettre en évidence des anticorps dirigés contre la bactérie sont positives à ce stade. On distingue :
Le VDRL (Venereal Disease Research Laboratory) se positive 2 à 3 semaines après l’apparition du chancre. C’est un test non spécifique (la positivité du test peut survenir en présence d’autres maladies comme les hépatites virales, la mononucléose infectieuse, la varicelle, la tuberculose, la toxoplasmose…) utilisé pour le dépistage de l’infection et son suivi. Ce test reste légèrement positif ou négatif en cas de syphilis tertiaire. Le traitement antibiotique fait diminuer fortement le taux d’anticorps en quelques mois.
Le TPHA (Treponema Pallidum Haemagglutination Assay) plus spécifique, plus précoce (positif vers le 10ème jour du chancre) et persistant.
Le FTA (Fluorescent Treponemal Antibody) de spécificité quasi-parfaite (quand le test est positif, on peut affirmer quasiment sans se tromper qu’il s’agit d’une syphilis) et plus précoce (positif vers le 7ème jour du chancre).
Le test de Nelson représente le test de référence en terme de spécificité. Il se positive tardivement (plus d’un mois) et ce de façon définitive. Ce test n’est cependant presque jamais utilisé, le FTA suffisant.
[?] Evolution de la maladie
Les formes primaires et secondaires traitées correctement guérissent sans séquelle.
Sans traitement, l’évolution se fait dans un tiers des cas vers la guérison spontanée, dans un autre tiers des cas vers les formes secondaires et tertiaires et dans un dernier tiers vers une syphilis latente.
[?] Ne pas confondre avec...
Syphilis primaire : le chancre syphilitique peut être confondu avec le chancre mou (lié à un autre germe). Les caractéristiques cliniques du chancre et les examens complémentaires permettent de les différencier.
Syphilis secondaire : les lésions cutanées observées à ce stade peuvent être confondues avec de nombreuses maladies dermatologiques (psoriasis.. )
[?] Traitement
La syphilis est une maladie à déclaration obligatoire (nominale si le patient refuse de se traiter).
Il repose sur l’administration d’antibiotiques. La pénicilline G représente l’antibiotique de référence. D’autres antibiotiques peuvent être utilisés en cas d’allergie à la pénicilline G (macrolides, cyclines).
Les modalités de traitement (en particulier la posologie) varient en fonction du caractère primaire, secondaire ou tertiaire de la syphilis.
Syphilis primaire : 1 seule injection intra-musculaire de benzathine-pénicilline. En cas d’allergie, macrolides ou cyclines pendant 15 jours par voie orale. Syphilis secondaire : 3 injections intra-musculaire à une semaine d’intervalle de benzathine-pénicilline. En cas d’allergie, macrolides ou cyclines pendant 15 jours par voie orale. Syphilis tertiaire (atteinte neurologique) : pénicilline G par voie intra-veineuse pendant 15 jours.
La réaction d’Herxheimer est l’aggravation subite des symptômes 6 à 12 heures après la première dose d’antibiotique (fièvre, malaises, douleurs musculaires). Pour éviter cette réaction, on administre des corticoïdes 48 heures avant le début de l’antibiothérapie.
La surveillance comprend des examens sérologiques tous les 6 mois. La décroissance du taux d’anticorps est variable après la syphilis secondaire. Sous traitement, elle décroît plus vite. Cette surveillance permet de dépister des réinfections (réascension des anticorps).
Chez le patient infecté, le médecin recherche de façon systématique d’autres maladies sexuellement transmissibles (de façon systématique une infection à VIH) et les traite si nécessaire.
Le médecin doit dépister et traiter si nécessaire les partenaires sexuels du sujet infecté.
La prévention est primordiale : éducation du patient (rapports sexuels protéges, vaccination contre l’hépatite B).
Un phénomène observé dans d’autres pays Les centres hospitaliers de Lille-Tourcoing et de Quimper-Concarneau ont également fait part à l’Institut de veille sanitaire d’une recrudescence des cas de syphilis en février et mars 2001. Le cas de la France est loin d’être isolé. Des épidémies touchant de manière préférentielle les homosexuels ont été décrites au Royaume-Unis, en Norvège, en Irlande et aux Pays-Bas.
Cette résurgence d’une maladie devenue exceptionnelle, au point que sa déclaration n’est plus obligatoire depuis juin 2001, va conduire l’Institut de veille sanitaire à mettre en place à Paris un réseau de surveillance de cette maladie et d’évaluation anonyme des comportements à risque.
L’augmentation, récente mais persistante, des maladies sexuellement transmissibles, semble directement liée à un abandon relatif des rapports protégés, notamment par les populations les plus exposées. Elle fait craindre, bien sûr, une augmentation des infections par le virus du sida, qui devrait conduire les pouvoirs publics à réfléchir sur de nouvelles campagnes de prévention.
Dr Chantal Guéniot
1 - BEH 2001 n°14 2 - BEH n°26, 29 juin1999 3 - Augmentation récente du nombre de cas de syphilis à Paris. Rapport préliminaire d’investigation au 28 février 2001 disponible sur le site de l’Institut de veille sanitaire
MST : des signes parfois discrets
Le diagnostic précoce des maladies sexuellement transmissibles est essentiel. Certains symptômes, mais aussi certaines situations doivent alerter et conduire à consulter rapidement. Les maladies sexuellement transmissibles se manifestent par des signes variés et souvent très discrets, notamment chez la femme. Pourtant il est fondamental de diagnostiquer et de traiter ces infections tôt pour éviter les séquelles que certaines d’entre elles peuvent entraîner.
Quand faut-il s’inquiéter et consulter ?
D’abord, on pourrait dire que tout rapport non protégé avec une personne ayant des facteurs de risque connus de MST (toxicomanie par voie veineuse, partenaires sexuels multiples, par exemple) ou, a fortiori, avec une personne que l’on sait atteinte de l’une de ces maladies implique un risque de contamination. Au moindre doute, mieux vaut demander l’avis de son médecin ou aller dans un centre de dépistage, où un examen et des tests pourront être réalisés pour rechercher une infection génitale, mais aussi une contamination par le virus de l’hépatite B ou le VIH. En cas de rapport non protégé ou de rupture de préservatif lors d’un rapport avec un partenaire séropositif, un traitement préventif peut éventuellement être instauré, à condition d’être entrepris très rapidement après le rapport.
Des symptômes à ne pas négliger
La syphilis se manifeste, dans les cas les plus caractéristiques, par une ulcération (chancre), trois semaines après le contact infectieux, la gonococcie et les infections à chlamydiae par des écoulements à l’extrémité du gland (écoulement urétral), chez l’homme. Mais toutes ces infections peuvent passer totalement inaperçues ou donner des signes peu évocateurs.
En fait, tout symptôme génital doit être pris au sérieux. Il peut s’agir de douleurs lors des rapports, de pertes vaginales ou de saignements en dehors des règles, de douleurs pelviennes chez la femme, d’écoulement urétral chez l’homme, de brûlures urinaires, de lésions diverses, génitales ou anales.
Toute anomalie visible, ulcération, érosion, bouton ou végétation doit être considérée, a priori comme un signe de maladie sexuellement transmissible et conduire à consulter. |
|  | | Belzy Warumono Directeur Principal


Age : 21 Inscrit le : 29 Mar 2007 Messages : 980
| Sujet: Re: Définitions Sam 19 Juil - 19:59 | |
| définition SUR LA PÉDOPHILIE DITE "DOUCE"
Pour mieux comprendre cette pédophilie:
"Dix accusés comparaissent depuis mardi devant la cour d'assises de Seine-et-Marne (France) pour les viols et des agressions sexuelles commis sur des garçons de moins de 15 ans. Les psychiatres qui se sont succédé hier au procès sont unanimes; ils ne ressentaient aucune culpabilité lors de leurs examens"
Pour le psychiatre Michel Dubec, beaucoup des accusés revendiquent une "pédophilie douce. "L'affaire Dutroux a fait fonction d'écran pour certains pédophiles. Elle a déculpabilisé ceux qui pratiquaient des relations avec des enfants sans violence. Les auteurs vivent alors dans l'illusion que cette pédophilie douce serait tolérée par opposition à celle violente qui est mise au ban de la société"
Extrait de l'article du "Le Télégramme du 6 sept. 2002”
..."Les assises de Melun ont clairement accordé le statut de victimes aux dix-neuf enfants ou jeunes ados piégés par Albenque et ses complices. La barre des quinze ans comme majorité sexuelle est confortée par le verdict. Les tenants de la " pédophilie douce ", militant pour un abaissement de ce seuil, ont même été assimilés à des inspirateurs de Michel Albenque. " Dans les années soixante-dix, rappelle son avocat, Me Chabert, des pétitions circulaient avec, parmi les signataires, Bernard Kouchner, Jack Lang, le philosophe Scherer, Philippe Sollers. " La relative clémence du verdict s'explique aussi par l'attitude des accusés. · une exception, tous ont compris qu'il n'était plus question de se poser en victimes des lois archaïques d'une société qui opprimerait la sexualité des enfants."
Référence: le journal internet de l' "Humanité".
Tourisme sexuel
Tourisme sexuel : lutter contre l'exploitation des enfants
L'expression "tourisme sexuel" est apparue récemment avec la démocratisation des moyens de transport. En quête d'exotisme, des milliers de voyageurs parcourent la planète et font escale dans des pays aux lois plus souples où des fillettes de 10 ans et des garçons du même âge vendent leurs corps pour survivre. Mais si tout se vend, peut-on pour autant tout acheter ?
Lors d'une émission de télévision sur le tourisme sexuel on a pu voir, en caméra cachée, un couple d'occidentaux, des gens comme tout le monde, 50-60 ans, expliquant au touriste-journaliste, sans rougir, sans honte qu'il venait de passer quelques jours avec une jeune fille, très jeune, pas très chère… L'adresse, ils l'avaient trouvée sur Internet par un intermédiaire de leur pays. Ils en parlaient comme on échange de bonnes adresses de vacances. Cette banalisation de la vente du corps d'un autre, de son intimité, de sa sexualité paraît donc évidente pour certains de nos contemporains.
L'exploitation sexuelle des enfants et adultes des "pays pauvres" par les touristes des "pays riches" est une réalité de notre monde. Voler à l'autre bout de la planète, dans un pays où les lois sont plus souples, la protection sociale inexistante et où travailler, quand cela est possible, ne nourrit pas son homme est devenu banalité. Avec l'exotisme, le touriste s'imagine dans un autre monde où les êtres humains, adultes ou enfants, n'auraient pas les mêmes aspirations, le même droit au respect. L'exploitation sexuelle d'enfants dans le tourisme est majoritairement le fait de personnes qui, sans être des pédophiles assidus, profitent de leur séjour dans ces pays pour ignorer les interdits qu'ils respectent habituellement.
Pour que ces crimes ne restent pas impunis Suite au Congrès mondial de Stockholm d'août 1996 contre l'exploitation sexuelle d'enfants à des fins commerciales, l'Union Européenne a pris conscience de l'ampleur du phénomène. Des recommandations ont été faites aux Etats membres pour combler les vides juridiques qui laissaient ces crimes impunis. La loi du 1er février 1994, dite d'extraterritorialité, permet de poursuivre et de juger en France, un français accusé d'un acte sexuel, commis à l'étranger sur un mineur de moins de quinze ans, contre rémunération, même si dans ce pays ce délit n'est pas réprimé.
Se vendre, vendre son corps, sa jeunesse est une façon pour ces enfants, ces adolescents de survivre. Mais ce choix ne peut être librement consenti. Ce sont des "rabatteurs" qui achètent les enfants à leur famille ou bien encore des parents qui imposent ce moyen de subsistance à leurs enfants.
Ce commerce, très lucratif, génère des profits importants de manière directe et indirecte, et si les souteneurs sont prêts à tout pour ne pas perdre leurs revenus, les pays concernés hésitent également à sanctionner sévèrement cet état de fait.
Beaucoup de jeunes se droguent pour supporter ces sévices. Bien sûr le jeune proposera ses services, contre rémunération. Comme il racole, on considère qu'il est demandeur. C'est derrière cet argument que se cache le client : il ne fait qu'accepter un service et, d'ailleurs, il se dit qu'il paye et, même, qu il paye bien et fait des cadeaux. Cherche-t-il à se déculpabiliser ? La loi aujourd'hui est là pour rappeler qu'un enfant reste un enfant quelles que soient ses origines, il faut le protéger.
Mobilisation des associations et tours opérateurs
Les tours opérateurs, les voyagistes, les compagnies aériennes se sont mobilisés pour sensibiliser leurs clients et les informer des risques judiciaires qu'ils encourent à leur retour. Des prospectus sont distribués et certaines compagnies aériennes diffusent une vidéo lors des voyages à destinations sensibles. L'année dernière Air France a dispensé un film vidéo de l'organisation non gouvernementale britannique ECPAT (End of child prostitution, pornography and trafficking), cette année Swissair la diffusera également.
En 1989, 191 Etats ont ratifié la Convention internationale des Droits de l'enfant. L'article 34 a posé les bases de la lutte contre la prostitution enfantine :
"Les Etats parties s'engagent à protéger l'enfant contre toutes les formes d'exploitation sexuelle et de violence sexuelle. A cette fin, les Etats prennent en particulier toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher :
Que des enfants ne soient incités ou contraints à se livrer à une activité sexuelle illégale ; Que des enfants ne soient exploités à des fins de prostitution ou autres pratiques sexuelles illégales ; Que des enfants ne soient exploités au fin de la production de spectacle ou de matériel de caractère pornographique." Des associations militent internationalement contre le tourisme sexuel et viennent en aide aux enfants, citons l'association contre la prostitution enfantine, l'ACPE ainsi que le mouvement du nid. http://www.mouvementdunid.org/
Dr Agnès Mocquard |
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