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Plus jamais seul

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Belzy Warumono
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Age : 21
Inscrit le : 29 Mar 2007
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MessageSujet: Plus jamais seul   Ven 14 Mar - 23:02

Un petit texte qui représente le rêve d'un de mes perso a propos de celui qui est sensé être son pire ennemi. le perso ennemi étant un perso a Simy ^^
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Il doit être tard à présent… La pièce est plongée dans la pénombre et la clameur de la rue s'est tue depuis des heures. La température a également baissé mais cela n'a pas vraiment d'importance. J'ai chaud, je suis bien… Je suis là, dans mon lit, blottit contre un corps chaud et ma tête est posée sur une épaule musclée. Je regarde son torse puissant se soulever au rythme de sa respiration tandis que ma main lisse lentement les longues mèches argentées qui lui cachent le visage. Il est beau, et pourtant il ne semble même pas en être conscient malgré toutes les filles qui doivent lui tourner autour.
Qu'est ce qui peut bien m'attirer chez lui ? Je n'en sais trop rien… Mince… hier encore, je pensais qu'il était mon pire ennemi, que je le haïssais autant que je pouvais et que la seule chose qui pourrait vraiment me faire plaisir c'est lui mettre la dérouillé du siècle ! Et maintenant ? Comment en était-on arrivé là ? Lui et moi dans le même lit, s'embrassant passionnément, se caressant mutuellement. Faisant l'amour… Pourquoi ce revirement soudain ? Tout semble si flou…

******

Je l'avais vu sur le toit de ce bâtiment. On s'était querellé comme d'habitude… Enfin, pour être exacte, je l'avais enragé comme toujours et lui était resté stoïque. Je me rappelle même lui avoir dit que je voulais le prendre " ici et maintenant ". Avec le recule et les nouveaux évènements, toute la drôlerie de cette phrase m'apparaissait maintenant… Mais évidemment sur le moment tout ce que je voulais, c'était une bonne petite revanche. Le voir exécuter son étrange danse de mort et de destruction… Je voulais le voir ainsi, rien qu'une fois… Mais jamais il ne se laisse allé, il reste toujours imperturbable, son visage indéchiffrable quoiqu'il arrive. Ni douleur, ni colère, ni même de la joie. Rien, il n'y a jamais rien sur son visage… si ce n'est un soupçon omniprésent de mélancolie …

Et puis d’autres anges ont débarqués avant même que je ne le provoque d'avantage pour le pousser à se battre.. Haru réussi à régler le compte à certain d'entre eux mais ils étaient bien trop nombreux et me tenaient a l’écart. Le voyant en mauvaise posture je n’ai pas réfléchi et je me suis précipité pour le sortir de la, les autre n’ayant même pas remarqué qu’ils me prenaient maintenant pour cible en même temps que lui. On l'a échappé belle quand même ! On serait resté là deux seconde de plus et notre compte était bon ! Enfin, si moi je m'en suis tiré sans rien, ça n'a pas été le cas d’Haru. Il avait été blessé lors de l'attaque. Rien de bien méchant, mais il n'empêche que ça saignait abondamment ! !
Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête à ce moment là quand je l'ai forcé à me suivre à ma planque dans un autre bâtiment encore en état pour soigner ça. Evidemment au début il ne voulait pas et était près à filé avec son bras blessé. Mais quand je lui ai dit que s'il voulait être en mesure de me clouer le bec il avait intérêt à soigner ça parce que moi ça ne m'intéressait pas de me battre avec un mec à moitié handicapé, il a hésité quelque instant et a finit par me suivre docilement.
A ce moment là je me suis senti forte, supérieur. J'étais indemne et j'aidais Haru qui lui était dans une position de grande faiblesse. Bon c'était bas aussi de me réjouir de sa malchance, mais bon! Alors je n'ai pas honte d'avoir trouvé ça jouissif ! Mais d'un autre côté, ça me faisait bizarre de le voir comme ça, lui qui d'habitude semblait toujours tout dominer, être totalement maître de la situation et n'avoir besoin de personne.

Enfin nous arrivons à mon appart’ si je puis dire. je m'occupe de lui soigner sa blessure. Comme je l'ai dit, elle n'était pas bien grave, mais si je n'avais rien fait elle aurait pu s'infecter et là ça aurait vraiment pu se compliquer. Il n'a même pas sillé lorsque j'ai mis de l'alcool sur sa plaie. Il n'a pas bronché, rien. C'est comme s'il ne ressentait aucune douleur. Pourtant je suis presque sur qu'il devait douiller. Mais il ne voulait rien laisser transparaître, pas une émotion.
C'est quand même vachement frustrant de ne jamais savoir ce qu'il pense vraiment. Il est constamment impénétrable. Haru " face de cercueil " Illyria. Je commence alors à lui parler pendant que je lui fais un bandage. D'abord je le charie un peut, et puis n'obtenant aucune réaction je lui pose alors quelques questions plus ou moins personnelles. Il me dévisage étrangement, mais à ma grande surprise il me répond, sa voix à peine calme et douce, à peine plus forte qu'un murmure.
Je me rends compte alors d'une chose. Comment quelqu'un d'aussi fort que lui, peut avoir l'air en même temps si fragile et délicat. Assis sur mon canapé mité, son œil de jade baissé et l’autre masqués par de longue mèches de cheveux argenté, il semble si perdu. Après tout… C'est ce qu'il est, perdu. Sa mère est morte. Sa petite sœur préfère l’éviter et son père le puni chaque fois qu’il revient … bon d’accord c’est un peut sa faute. Il n'a plus grand chose. Il n'a personne. En fait il est… comme moi.
Dans un sens lui et moi nous sommes pareils. Et pourtant dans l'autre, nous sommes si différents. Lui si silencieux, moi si bruyante. Lui réservé, moi sur de moi et fonceuse. Lui si calme, moi si impétueuse. Le jour et la nuit. Même au niveau du physique nous sommes l'exact contraire.
C'est drôle que je n’aie pas vu tout cela plus tôt. Cette curieuse ressemblance et cette parfaite opposition. Sans doute aussi parce que je n'avais jamais vraiment pris le temps de le regarder attentivement. Peut-être parce que je ne m'étais jamais réellement posé les bonnes questions sur lui. En fait je ne m'étais jamais intéresser à quoique se soit au sujet d’Haru si ce n'est de la manière la plus efficace de proprement lui casser la figure je dois avouer.
Alors pourquoi tout à coup je le regarde différemment ? Est-ce par… pitié ? Non ça ne peut pas être ça. Non je crois qu'au contraire il s'agit plutôt de compréhension. Tous les deux nous sommes enfermés dans notre solitude. Abandonnés de tous. Et pourtant, tous les deux à notre manière nous continuons à nous battre pour exister dans un monde ingrat et qui nous rejette. Tous deux nous recherchons une chose dont nous ignorons pourtant la nature. Peut-être est-ce la reconnaissance des autres. Peut-être la compagnie. Peut-être autre chose encore…

Il se lève alors pour partir. Et je me rends compte alors que je ne veux pas qu'il s'en aille. Je ne veux pas être seul. Pas ce soir. Plus jamais. Il se dirige vers la porte. Je dois réagir. Je dois faire quelque chose, maintenant, où je le regretterai, je le sens. Je me lève et me précipite vers lui.. Tout se mélange dans ma tête. Plein de sentiments contradictoires s'entremêlent et commencent à ne plus rimer à rien.
Je l'attrape par le poignet et il se retourne vers moi. Il ne comprend pas ce qui se pas, il ne comprend pas ce que je lui veux et me regarde de son œil de jade avec un air interrogateur

" Ne me laisse pas ".
Son regard s'agrandit alors et je sais qu'il cherche quelque chose à dire. Mais je ne lui laisse pas le temps de parler. Je ne sais plus ce que je fais et je m'en fiche. Je ne sais même plus comment nous nous sommes retrouvés alors, moi l'embrassant, une main crispée sur sa manche, l'autre glissée dans sa chevelure blanche. Il se tend, je peux le sentir malgré la distance entre nos deux corps.
Je délaisse ses lèvres et plaque ma joue contre la sienne, lui murmurant une fois encore dans l'oreille de ne pas me laisser, ma voix presque suppliante. Je m'écœure moi-même de lui montrer ainsi ma faiblesse. Mais c'est plus fort que moi. J'ai besoin de lui, ne serait-ce que pour ce soir.
Il se dégage doucement de mon étreinte et je sens soudain une main douce se poser sur mon autre joue et m'obliger à lui faire face. Mon regard rencontre alors le sien. Les explications s'étranglent dans ma gorge à l'expression de son visage. Son regard a l'air si doux alors qu'il me scrute silencieusement. Je donnerai n'importe quoi pour ne serait-ce qu'entrevoir ses pensées à cet instant.
Je ferme les yeux. J'ai tellement honte. Il va me rejeter, je le sais. Je suis vraiment une imbécile pour m'être ridiculisée toute seule comme ça. Mais qu'elle mouche avait bien pu me piquer pour agir ainsi ? Je n'aurai jamais du lui dire un truc pareil. Pourquoi est-ce qu'il ne dit rien ? Pourquoi est-ce qu'il ne se moque pas de moi et ne me rit pas au nez ? Pourquoi est-ce qu'il ne s'en va pas maintenant que j'ai perdu la face à tout jamais ?
Et puis, tout à coup, une sensation de douce chaleur sur mes lèvres. Mes paupières s'ouvrent alors tout en grand et je me rends compte que : non je ne suis pas en train de rêver et que oui ce sont bien les lèvres d’Haru Illyria qui sont posées sur mes lèvres.
J'ai du mal à y croire. Il ne me rejette pas ? Alors lui aussi il ressent ce besoin qui me ronge de l'intérieur ? Peut-être a-t-il tout simplement autant besoin de moi que moi de lui ?

Pour cette nuit, au moins cette nuit, nous ne voulons plus être seuls

Je passe mes bras autour de son cou et approfondie alors le baiser, plaquant en même temps mon corps au sien. Je ne veux plus le lâcher, j'ai bien trop peur qu'il ne s'en aille. Je ne le laisserai pas, plus maintenant, pas avant qu'il ne fasse partir la douleur de la solitude.
Je sens ses bras se refermer poussivement sur ma taille, et mon corps se retrouve d'avantage pressé contre lui.

Maintenant, je sais qu'il ne partira pas.

Tout est allé si vite. Il est nu. Moi aussi. Sa peau frôle la mienne. J'ai la fièvre. J'en veux plus, toujours plus. Ses doigts s'emmêlent dans mes cheveux. Mes mains se crispent sur son dos puissant. Il fait chaud, tellement chaud. Je n'ai jamais eu autant chaud de ma vie. Il lâche un soupir. Je pousse un gémissement. Ses baisers ont un goût de miel, son souffle est saccadé contre mon cou et de la sueur dégouline de mon front en de fines gouttelettes salées. Douces caresses timides. Etreintes passionnées.
Fusionnés. Plus jamais seuls.
Lui qui est d'habitude si froid, il est désormais si passionnée, brûlant. Possessif et pourtant à la fois d'une douceur extrême. Son masque est enfin tombé. Je l'ai fait tomber. Il me révèle enfin ce que j'ai toujours désiré voir. Il me révèle à quel point son âme est torturée, à quel point sa personnalité semble ambiguë. Je ne le comprends pas totalement je dois l'avouer, mais ce n'est pas grave, je peux quand même essayer.
Je sens quelque chose d'étrange monter en moi, mais je n'arrive pas à mettre un nom dessus. Il dit mon nom. Je cri le sien. Il me murmure encore d'autres mots. Je ne comprends pas tout, mais ça n'a pas vraiment d'importance. Quoique nous puissions nous dire, aucun mot ne pourrait jamais exprimer ce que nous ressentons réellement. Tout ce que je veux, c'est graver dans ma mémoire cet instant éternellement.
Nous ne sommes qu'un, lui et moi, plus jamais seuls.
Et le monde explose en un million de couleurs.

*****

Et voilà comment tout c'est passé. Trop rapidement sans doute pour que je comprenne vraiment, mais ce n'est pas important.
Il est là tout contre moi, endormi. Nous n'avons pas échangé une parole, mais nous sommes restés blottit l'un contre l'autre, nous caressant doucement, échangeant de temps à autre de légers baisers.
Totalement en paix avec nous même pour la première fois de notre vie.
Ma tête est posée dans le creux de son cou et ses bras puissants sont serrés autour de ma taille. Je ne m'étais jamais sentie aussi bien de ma vie. Et je m'en veux pour ça. Ce bonheur là, il n'est pas pour moi. Pourtant, je me plais dedans et m'y noie totalement. Qu'importe ce qui pourrait arriver ensuite.
Il n'existe plus que lui et moi, le son régulier de sa respiration et la chaleur de sa peau contre la mienne. La douleur s'estompe, et la peur avec elle, tendit que je sens mon esprit s'entourer de ténèbres et sombrer dans un sommeil sans rêve. [/color][color=black] Le soleil est levé depuis déjà plusieurs heures et je peux sentir ses rayons qui viennent chatouiller mon visage à travers les fins rideaux de ma chambre. Mes yeux s'ouvrent paresseusement un à un. Je tâtonne lentement à côté de moi et je fais face alors à ce que je redoutais le plus : il n'est plus là. L'appartement semble tout à coup plus dépouillé que jamais. Qu'est ce que c'est, cette impression de vide que j'ai dans le cœur. Pourquoi suis-je déçue alors qu'au fond de moi je me doutais bien que ça se passerait ainsi…
Maintenant…. Peut-être que maintenant j'ai une véritable raison, de lui en vouloir, de lui faire payer ! Je vais le réduire en miette la prochaine fois que je le verrais, je lui ferais regretter d'avoir même vu le jour. Il n'avait pas le droit ! Pas le droit de me laisser ainsi. Pas comme ça ! Plus maintenant !
Mais ce que je lui reproche encore plus, c'est de me faire ressentir tout ça. Je croyais pourtant de ne plus avoir de sentiment depuis la mort de mon père et voilà que… lui… Haru, cet iceberg, cette face de porte de prison, avait fait ressurgir des démons que je croyais avoir enfouis en moi depuis bien longtemps déjà.
Je le hais !
Pourquoi avait-il à partir ! Pourquoi essaye-t-il de me protéger ce crétin ! Pourquoi ne me laisse-t-il pas simplement me battre à ses côtés ? Pour quelles raisons ? Il ne peut tout de même pas… m'aimer ? C'est ridicule ! Et se serait dommage pour lui parce que moi je ne l'aime pas ! Du tout ! Et ce n'est pas une larme qui coule le long de ma joue. Ce n'est pas moi qui balance cet oreiller rageusement contre le mur. Ce n'est pas moi qui ressens ça. Je ne l'aime pas. Je ne l'aime pas. Je… Je l'aime… Je l'aime… Quelle idiote je fais. Et lui cet abruti. Pourquoi doit-il tout gâcher ? A cause de son sang ? A cause de son propre démon ? Si j'avais pensé un jour que ma vie serait aussi compliquée…
Cela fait si mal… Plus que tout les coups du monde… Peut-être même plus que la mort des gens qui nous sont chers... Que dois-je faire ? Rester là ? Reprendre ma vie ? Oublier cet imbécile ? C'est ce que je devrais faire oui…
Mais je ne le peux pas. Il est parti, et a emporté avec lui une partie de moi-même. Et si je veux la récupérer alors je dois le retrouver.
Je te retrouverai Haru. Peut importe le temps que cela me prendra. Et ce jour là, lorsque nos routes se recroiseront, je te tuerai… Je ne te laisserai pas te détruire ni me faire souffrir d'avantage. Alors je te tuerai…parce que je t'aime trop…
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